La phrase « rien à voir » du jour – Hommage à Gabriel CAIL

Hier soir, je suivais d’un œil distrait le direct live de Tottenham-Arsenal sur L’Equipe.fr et soudain, un flash !! J’allais ressusciter une rubrique de mon blog rangée aux oubliettes depuis bien longtemps : La phrase « Rien à voir ».

Et c’est soudaine pulsion d’écriture, je la dois à un journaliste de L’Equipe.fr qui sévit également sur FranceFootball.fr (au passage, les chats sont exactement les mêmes ! On appelle ça de la mutualisation de ressources) : Gabriel Cail.

Par deux phrases, ce poète des temps modernes m’a donné envie d’écrire ce billet et de me repencher sur ces journalistes sportifs que nous lisons sans lire et qui, pour essayer de sortir un peu du rang et être enfin reconnus à leur juste valeur, doivent se lancer dans des envolées lyriques souvent aussi belles à voir que les roulettes de ZZ. Jugez plutôt.

113ème minute, alors que le match touche à sa fin, que l’affaire est déjà pliée pour Arsenal et que notre bon vieux Gabriel doit se faire bien suer tout seul devant son écran, il se dit qu’il peut se lâcher un peu. Et allons y pour la première salve.

White Hart Lane se vide de son sang. Les travées résonnent de la honte d’un quartier entier.

Avec cette seule phrase, il nous fait ressentir toute la détresse d’un peuple qui ne peut tolérer une telle défaite contre son ennemi juré. Mais ce n’est pas tout, son commentaire suivant est édifiant !

Les supporters d’Arsenal s’en donnent à choeur joie. Il chante toute la fierté du Matador terrassant la bête.

Les échos hispanisants de cette métaphore ferait sans nul doute chavirer le cœur d’un Fabregas enfin chez lui en Angleterre, oubliant les sirènes du Barça au chants des « Olé » des supporters d’Arsenal (et je vous laisse prendre note de l’orthographe de Chœur qui semble coller à merveille avec l’ambiance de cathédrale White Hart Lane).

Je crois désormais que je vais suivre avec le plus grand intérêt les Direct live de Gabriel Cail (qu’il n’hésite pas à me contacter s’il tombe sur cet article, je serai ravi d’échanger avec lui sur ses envolées lyriques) et me remettre à dénicher les perles journalistiques qui inondent quotidiennement la presse sportive.

Alors pour conclure, juste 2 mots : Merci Gabriel !

3 Commentaires

  1. Il faut surtout suivre les directs rugby de G.Cail. C’est d’un ridicule consommé.
    Sa littérature sent l’effort poussif pour sonner « terroir » (en usant et abusant des poncifs « le cuir », « la gonfle », « la famille », « mettre les cannes ».
    Petit exemple tiré du Toulouse-Newport d’aujourd’hui:

    64′: La mêlée est galloise mais le pack venu d’Outre-Manche, passe le channel dans l’autre sens et perd le cuir. Toulouse récupère et déploie ses ailes. La gonfle siffle jusqu’à l’aile cependant une énième faute de main stoppe net l’initiative.

  2. Merci de suivre ainsi mes commentaires en direct, je ne manquerai pas à l’avenir de vous gratifier d’autres envolées lyriques ! Et vive le marketing sur sportif.com !

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